mercredi 9 mai 2012

de l'eau pour nourir le monde

Trouver assez d'eau pour irriguer les cultures et nourrir une population en constante augmentation suscite des préoccupations. D'ici l'an 2030, plus de 8 milliards d'êtres humains peupleront la planète, ce qui créera des besoins de nourriture supérieurs de 60 pour cent à ceux d'aujourd'hui. Et l'agriculture étant le principal utilisateur d'eau, accroître la production agricole équivaut à puiser de plus en plus dans nos disponibilités limitées et déjà mises à rude épreuve.
Il faut un litre d'eau pour produire une calorie de produits alimentaires, ce qui représente des milliers de litres par personne et par jour. L'eau nécessaire pour produire notre nourriture représente environ 70 fois le volume que nous utilisons pour boire, nous laver et faire la lessive. La demande alimentaire mondiale devant doubler d'ici quarante ans, le volume d'eau nécessaire pour assurer la sécurité alimentaire de la population mondiale va également doubler.
Dans les pays en développement, la « sécurité alimentaire pour tous » exige de créer des possibilités de progrès pour les pauvres. L'accent doit être mis sur les initiatives permettant aux pauvres de produire des aliments et d'en retirer un revenu. On citera notamment l'irrigation goutte à goutte, la collecte des eaux de pluie et les installations d'eau à usages multiples, qui permettent aux populations de disposer d'eau potable et de se laver, d'arroser les potagers, d'élever du bétail et de développer des activités manufacturières à petite échelle.
 
Le saviez vous?
L'agriculture Israélienne est en pointe dans le domaine de l’irrigation a l'eau saumâtre.  De ce point de vue, Israël se présente comme un laboratoire. Là-bas, on s'intéresse notamment aux gènes susceptibles de permettre aux plantes de résister à la salinité. « L'orge peut tolérer l'eau de mer, la tomate accepte bien l'eau saumâtre, mais le soja beaucoup moins », indique le chercheur Sammy Boussiba. L'espoir, dit-il, est de pouvoir généraliser l'irrigation à l'eau salée.Ce qui est un atout indéniable quand on possède tous ses territoires agricoles dans le désert du Néguev et que les seules sources d'eau utilisables sont celle des mers et de nappes phréatiques saumâtres.C'est ce qui lui permet aujourd'hui d’être en avance dans productions maraîchères en milieu semi-aride ou désertique. Et Il n'importe aujourd'hui que peu de produits frais et exporte, outre les tomates, des poivrons, avocats, mangues, kakis, agrumes, plantes aromatiques, fleurs… Principalement vers l'Europe.
 
Sources 
http://hgc.ac-creteil.fr/spip/De-l-eau-pour-nourrir-les-hommes
 http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/article/2011/08/20110810101736x0.8173596.html#axzz1uPXjWNYn

l'eau en bouteille




L'eau en bouteille est une eau conditionnée dans des bouteilles destinée à la consommation humaine. Il existe plusieurs catégories d'eau embouteillée, et chacune doit répondre à des caractéristiques conformes aux réglementations qui varient selon les pays.
89 milliards de litres d'eau sont mis en bouteille et consommés chaque année dans le monde, soit 2822 litres chaque seconde !
Après la mode des eaux gazeuses, la consommation d'eau embouteillée - soutenue par une publicité importante - a beaucoup augmenté, d'abord en Europe, puis aux États-Unis où les ventes ont triplé en 10 ans, avec une augmentation de 9,7 % en 2006 (1/3 des nord-américains en boivent régulièrement, alimentant un marché de près de 11 milliards de dollars, rien que pour ce pays).
En 2004, la consommation mondiale d'eau en bouteille en plastique représentait 154 milliards de litres. Cette consommation a augmenté de 57 % en 5 ans. En 2008, les 200 milliards de litres ont été atteint, le chiffre d'affaires de l'eau en bouteille représente environ 100 milliards de dollars.
par exemple en Tunisie
 Selon une étude publiée par l'Earth Policy Institute aux Etats-Unis, en 2004 "l'eau minérale en bouteille n'est souvent pas plus saine que l'eau du robinet dans les pays industrialisés, elle peut coûter jusqu'à 10 000 fois plus cher si l'on tient compte de l'énergie utilisée pour la mise en bouteille, les livraisons et l'éventuel recyclage des contenants, a averti Emily Arnold, auteur de l'étude sur l'eau. A environ 2,50 dollars le litre, l'eau en bouteille coûte finalement plus cher que l'essence"
Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_en_bouteille
http://www.planetoscope.com/
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_845_consommation_eau_bouteille_environnement.php

Les luttes contre la privatisation de l'eau


Dans le monde entier la gestion de l'eau a dabbord été nationnale puis petit a petit ds entreprises privée comme véolia ou suez se sont mises a distribuer l'eau dasn les aglomérations. depuis quelques année cette tendance s'inverse.

Les habitants de Cochabamba en Bolivie s’étaient soulevés contre la privatisation des services d’eau et d’assainissement de la ville par l’entreprise nord-américaine Bechtel. En quelques mois, la concession des services de production et de distribution d’eau à cette entreprise privée avait engendré une explosion des tarifs pouvant aller jusqu’à 250% ! Et une accaparation des sources jusqu’alors utilisées par les paysans de la région, sans aucune amélioration en terme de taux de raccordement au réseau en contrepartie.Cet épisode ets maintenant connu sous le nom de guerre de l'eau ou guerre de cochabamba.
Depuis le 1er janvier 2010, un seul opérateur public, Eau de Paris, gère et exploite l’eau potable de la Ville, depuis sa production jusqu’à sa distribution. C’est donc la fin d’un quart de siècle de mainmise du secteur privé.
La Ville a regagné son contrôle au jour de l’An, honorant ainsi la promesse que le maire de Paris Bertrand Delanoë avait faite en campagne de réélection en 2007.

Sources :
http://www.bastamag.net/article1001.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_l%27eau_%28Bolivie%29
http://www.contretemps.eu/interviews/leau-comme-bien-commun-retour-sur-lexp%C3%A9rience-parisienne-remunicipalisation

pour l’anecdote




Le saviez vous? C'est environ 5 L d'eau douce et probablement potable qui sont évacués dans les égouts a chaque chasse. en comptant pou la France qui a 64 millions d'habitants qui tirent leur chasse d'eau 4 fois par jour, cela ferait 1.28 milliard de litres d'eau par jour.

Mais en 2004, il restait toujours environ 2,6 milliards de personnes dans le monde qui ne disposaient pas de toilettes dites « améliorées » (soit 41 % de la population mondiale).
Calculons un peut, d'après la banque mondiale il y aurait environ 6 840 500 000 humains sur terre. Si toutes ces chasses d'eau étaient un fleuve, son débit serrais de 13.9m3 par seconde. Pour donne une idée le débit moyen du rhone est de 1700 m3 seconde.
 Si chaque être humain devait utilise l'eau pour évacuer ses excréments dans des toilettes a l'occidentale c'est ainsi  fort heureusement les pays en développement ainsi que certains foyers des pays développes optent déjà pour des systèmes plus rationnels.


Comme par exemple ...les toilettes sèches! Contrairement aux idée recues les toilettes seches sont adaptables a la vie en aglomération et permettent de revaloriser les déchets humains.
Les toilettes sèches sont autorisées en assainissement non collectif depuis 2009 en France. Plus de 6 000 foyers en sont équipés pour la résidence principale, selon Agoravox contre 500 000 en Finlande, la plupart dans des cabanes « au fond du jardin ».


http://fr.wikipedia.org/wiki/Chasse_d%27eau
http://fr.wikipedia.org/wiki/Toilette
https://www.google.fr/search?q=habitants+dans+le+monde&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a
http://www.marillysmace.com/mes-actes-au-quotidien/toilettes-seches-et-toilettes-humides/

inégale répartition des eaux

L'eau élément indispensable a la vie, tant pour la consommation de hommes que celle qui leur sert a produire des denrée alimentaires.
L’agriculture est le premier secteur de consommation d’eau, notamment pour l’irrigation.
En France, l’agriculture absorbe plus de 70 % de l’eau consommée , ce qui peut s’expliquer par différentes raisons :
  • l’élevage dont le régime alimentaire implique la mobilisation de grandes quantités d’énergie et d’eau par ration produite ;
  • l’irrigation massive dans le but d’assurer des rendements maximums pour des cultures nécessitant énormément d'eau;
  • l’accroissement de la population qui nécessite la production de plus grandes quantités de denrées alimentaires ;
  • des régimes alimentaires plus riches dus à une orientation croissante du mode de vie « à l’occidental ».
   Au cours du XXe siècle, la population mondiale est passée de 1,7 milliards d'individus en 1900 à plus de 6 milliards en l'an 2000. Mais alors que la population triplait, la consommation en eau de l'humanité était multipliée par plus de six, soit une augmentation deux fois plus importante .
Ce formidable essor de la consommation en eau est en effet dû non seulement à cette démographie galopante, mais aussi à l’augmentation de la demande moyenne en eau par habitant, une conséquence de l’accès de plus en plus facilité à l’eau potable, et de l'exceptionnel développement industriel et surtout agricole qu’a connu le XXe siècle.
 



Alors que dans certains endrois du globe la population a accès a une grande quantité d'eau douce, dans d'autres surtout entre les tropiques, elle manque. Cela provoque de nombreux conflict entre les pays situées en amont et en aval des fleuves.


Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_potable



Le barrage des trois gorges

 

L'idée d'un barrage hydroélectrique sur le Yangtse ne date pas d'hier. En effet, dès 1919 dans son ouvrage développement international de la Chine, Sun Yat-Sen envisageait de construire un barrage gigantesque capable de générer 22 GW.

    Le barrage actuel long de 2335 m et s’élevant jusqu’à 185 m au dessus du niveau de la mer a nécessité l'emploi de 463 000 T d'acier (soit 63 x la Tour Eiffel) et le déplacement de 102.6 millions de m3 de terre.
Ses 32 turbines et ses deux générateurs permettent de produire 22.5 GW soit 10% de la capacité installée en Chine.
 Ce ne sont que des estimations mais plus d'1.8 millions de personnes ont dores et déjà été déplacée et le chiffre officiel ferait état de 4 millions de déplacés potentiels dirrectement (montée des eaux) ou indirectements (population concerenée par des problemes de mutation écologique) .
 La Banque mondiale et l’Agence d’assurance-crédit américaine ont refusé de participer au projet. Au contraire, les groupes français Alstom et BNP-Paribas, qui a prêté environ cent millions de dollars avec une garantie de la COFACE, l’agence française d’assurance-crédit aux exportations, sont impliqués dans les Trois Gorges.


sources :
 http://www.amisdelaterre.org/Journee-internationale-d-action,494.html
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Trois-Gorges/103161

Forum mondial de l'eau

Première cause de mortalité dans le monde, le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement tue 8 millions d’êtres humains chaque année.



C'est pourquoi, en 1997 le premier forum mondial de l'eau a eu lieu au Maroc. Organisé par par le conseil mondial de l'eau,collaboration internationale d'ONG, de gouvernements et d'organisations internationales, et en partenariat avec un pays d'accueil, il a lieu tous les 3 ans et a pour fonction de créer un espace pour résoudre les problèmes liés à l'eau dans le monde. C'est un espace international de débat et de contributions d'experts.
Il permettra a terme d’atteindre a l'horizon 2015 les objectifs du millénaire pour le développement, qui encadrent la politique de développement humain des Nations-Unies.
Le sixième forum mondial de l'eau a été organisé à Marseille autours du thème"le temps des solutions" du 12 au 17 mars 2012.







Malgré tout, nombreuses sont les associations et les ONGs qui dénoncent le forum mondial de l'eau comme étant "un organe des sociétés transnationales et de la Banque Mondiale qui prétend s’arroger la gouvernance mondiale de l’eau" (artpolitik).
C'est pourquoi, est organisé le forum alternatif mondial de l'eau a Marseille pour apporter une alternative concrète au forum mondial de l'eau.

Le Forum Mondial de l'eau 2012 « l’Eau en Palestine »

Les participants au FAME organisé à Marseille entre le 14 et le 17 mars, après avoir débattu de la situation de l’eau en Palestine, marquée selon les diverses communications qui y ont été présentées par un véritable « apartheid de l’eau », sont parvenus aux principales conclusions suivantes :
1-   Le  conflit israélo-palestinien a des racines et des raisons essentiellement politiques. L’eau  est cependant au cœur de ce conflit.
2-   En sa qualité d’occupant, il est de la responsabilité d’Israël, en vertu des conventions de Genève,  d’assurer  la fourniture d’eau nécessaire à la population palestinienne occupée.
3-   Israël utilise l’eau dans ce conflit comme arme politique et comme moyen de nettoyage ethnique en recourant notamment aux Ordonnances militaires n° 92 du 15 août 1967 et n° 158 du 30 octobre 1967.
4-   Israël mène une véritable politique « d’apartheid hydraulique » à l’encontre des Palestiniens pour les contraindre à abandonner leurs terres aux colons illégaux. C’est ainsi qu’un Palestinien n’a généralement à sa disposition que le quart de ce que consomme l’Israélien et qu’il lui est même  interdit de recueillir l’eau de pluie.
oliveraie

5-   Le Mur de séparation – ou plutôt de la Honte- considéré comme illégal par les juridictions internationales, sépare les familles,  vole aux Palestiniens leur eau pour en faire profiter les colonies et les empêche de cultiver leurs champs et leurs oliveraies. Ceci est d’autant plus grave que l’agriculture représente 15% du PIB palestinien.



6-   Mekorot – gérant le National Water Carrier  (NWC) – mène vis-à-vis des Palestiniens une politique discriminatoire qui fait dire à ces derniers qu’ils vivent dans « le pays de la soif ».
Jourdain
7-   Israël empêche les Palestiniens d’accéder à un assainissement correct. Ce qui met leur santé en péril et risque de polluer les nappes qu’utilisent tant les Palestiniens que les occupants israéliens.
8-   La situation de Gaza sur les plans de  l’« eau potable » et de l’« assainissement » porte atteinte à la dignité humaine, et est véritablement insupportable.
9-   Les populations nomades vivent des situations intolérables sur le plan de l’eau dont le manque organisé par l’occupant rend leur vie impossible  et décime leur cheptel (accès aux pâturages interdit, )

Il s'agit ici d'un véritable "cas d'école"  l’accès a la ressource en eau est clairement instrumentalisé par les autorités israéliennes via leur politique d'aménagement, il s'agit d’une arme des plus terribles autant que d'un objet de conflit dans une situation aux multiples tenants et aboutissants et que l'on nomme usuellement le conflit israelo-palestinien.

Résumé de :
 http://www.fame2012.org/fr/2012/03/17/palestine/
 http://www.fame2012.org/fr/2012/04/10/declaration-palestine/

la politique de l'eau en Israel


En 1967 Israël pouvait compter globalement sur 508 m3 d’eau douce par tête et par an, aujourd’hui  sur seulement 150 m3. En comparaison les égyptiens bénéficient de 732 m3, les Syriens de 861 m3, et les Libanais de 949 m3. Comment Israël résout-il l’équation impossible : couvrir des besoins croissants alors que le climat est de plus en plus aride ?
¨Par l’économie drastique de la ressource: Il prévient les fuites dans ses réseaux (10% de perte seulement), il optimise le stockage pour ne pas perdre une goutte. Il incite la population à l’économie par tous moyens (tarification progressive, mobilisation des consommateurs et des municipalités)
¨Par le recyclage des eaux usées. Israël est le premier au monde dans ce domaine. 90% des eaux usées sont traitées et 82 % recyclées vers l’agriculture. Le second, l’Espagne ne recycle que 12% ! L’avantage du recyclage est double. Un, la maîtrise de la pollution, les nappes souterraines étant ainsi protégées des contaminations. Deux, des marges nouvelles pour la consommation domestique puisque l’agriculture utilise les eaux retraitées. Une multitude d’autres mesures ciblées visent les nombreuses  sources possibles de pollution.
¨Par l’évolution continuelle des techniques.
- Les techniques agricoles  avec la généralisation du goutte à goutte, l’évolution des semences et la reconversion des cultures.
Les techniques de contrôle et de maintenance des réseaux de distribution, l’optimisation de la gestion globale.
usine de dessalement

























Les techniques de dessalement  et de traitement des eaux saumâtres. L’osmose inverse a projeté Israël en tête des technologies mondiales. Grâce à elle, le coût du m3 est passé de 90 cts de dollar à 58 cts. Des objectifs de réduction de ce coût sont continuellement fixés. Le dessalement devient la première des sources d’eau douce d’Israël (600 millions de m3 par an prévus pour 2014)

Et pourtant, les affluents du Jourdain qui alimentent le lac de Tibériade, y trouvent leur source et fournissent toujours 35% de l'alimentation en eau d'Israël. C'est après un parcours passé au cœur de la roche que l'eau Eden jaillit naturellement. L'alternance des couches géologiques, véritable filtre naturel de matières minérales, garantit à l'eau sa pureté et une minéralisation équilibrée.Malgrès les grands besoins du pays en eau, sa mise en bouteille et sa vente représente un revenu annuel de 150 millions de dollars. Grâce aux accords de partenariat avec le français Danone, une partie de cette eau est même exportée vers différents pays européens.

Sources :
 http://www.terredisrael.com/infos/?p=50557
http://benillouche.blogspot.fr/2012/05/var-gaq-gaq-gaq_09.html

mardi 8 mai 2012

La mer morte

Il reste peu d'eau coule encore dans le Jourdain. La majeure partie est utilisée pour l’irrigation et l'approvisionnement des villes. Peut de rivières font autant l'objet de conflits que le Jourdain. Les années de sécheresse ont obligé les pays alentours a rechercher des solutions alternatives. Le dernier projet proposé est un système de canal reliant la mer rouge a la mer morte. Le seul grand projet dans lequel les autorités israéliennes palestiniennes et jordaniennes coopèrent.
La Banque mondiale à donné son feu vert pour la construction d'un canal reliant la mer Rouge à la mer Morte, menacée d'assèchement d'ici 2050.
Le projet pilote consistera, via une canalisation de 180 km, à transporter 200 millions de m3 d'eau, dont une moitié se déversera dans la Mer morte et l'autre dans un immense bassin de dessalement d'eau de mer, géré par Israël, la Jordanie et l'Autorité palestinienne. Plus tard, un canal doit être construit pour déverser environ deux milliards de m3 d'eau par an, afin de préserver et remonter le niveau d'eau de la mer Morte.
Ce projet est soutenu par la France via l'Agence française de développement, qui débourse trois millions sur les douze que doivent coûter les études.
Les études de faisabilité sont lancées en 2008. Elles sont menées par deux groupements. Le cabinet français Coyne et Bellier pilotera les études sur la faisabilité technique, économique et environnementale en relation avec le cabinet britannique ERM qui dirigera de son côté les travaux sur la seule question environnementale.

sources
http://jss.over-blog.com/article-33180043.html
http://www.sur-la-toile.com/article-5695-Projet-a-l%92etude--un-canal-reliant-la-mer-rouge-et-la-mer-morte.html
http://la-niac.blogspot.fr/2008/06/le-sauvetage-de-la-mer-morte-par-la-mer.html

le nil



Le Nil traverse 9 pays différents au nord est de l’Afrique ; le Nil bleu trouve sa source en Éthiopie et rejoint le Nil blanc à Khartoum la capitale du Soudan. De là, il traverse la frontière vers le nord de l’Égypte. Le Nil blanc traverse le Burundi, le Rwanda, la république démocratique du Congo, l’Ouganda, le Kenya avant de rejoindre le Soudan. Les tensions entre l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan sont particulièrement fortes car, en raison d'un ancien accord colonial, l’Éthiopie n'est pas autorisée à utiliser cette eau.
Le pacte de 1929 sur le partage des eaux du Nil entre Égypte et la Grande Bretagne - qui représentait l’Ouganda, le Kenya, la Tanganyika (actuelle Tanzanie) et le Soudan attribuait 48 milliards de mètres cubes d’eau par an à l'Égypte, comme un droit lui étant acquis, et 4 milliards de mètres cubes d’eau par an au Soudan. Ces attributions respectives ont par la suite été accrues, jusqu’à atteindre 55.5 milliards de mètres cubes pour l’Egypte et 18 pour le Soudan, suite à un accord bilatéral entre ces deux pays ayant conduit à la construction du barrage d’Aswan. Le pacte sur les eaux du Nil a été conclu avant l’indépendance des pays du Bassin du Nil, Éthiopie mise à part.
Le pacte décrétait qu’aucune construction susceptible de réduire l’arrivée d’eau en Égypte ne serait entreprise sur le Nil, ses affluents ou le bassin du Lac. L’accord permettait en outre à l'Égypte "d’inspecter et d’enquêter " sur toute la longueur du Nil jusqu’aux sources éloignées de ses affluents dans le Bassin. L'Égypte considère toute modification de l’accord comme un danger stratégique, et à plusieurs fois menacé de recourir à tous les moyens à sa disposition pour empêcher les infractions. Les autres pays d’Afrique appartenant au Bassin du Nil considèrent le pacte comme un vestige de l’époque coloniale, qui n’est plus représentatif des besoins et des aspirations des pays, et qui devrait en conséquence être annulé.



 Sources

http://geopolitique2010.over-blog.com/article-le-nil-et-l-egypte-47961921.html
 http://aujourdhuilemonde.blogspot.fr/2010/06/sur-la-gestion-du-nil-legypte-devra.html

le majestueux colorado

 

Le Colorado prend sa source dans les montagnes rocheuses et se jette dans le golfe de Californie au Mexique après avoir parcouru 2330 km. Il tends a s'assécher et son débit a diminué d'un tiers entre 2002 et 2010. 
Des prélèvements croissants dus à la consommation d'eau pour les besoins de 30 millions de personnes vivant dans 7 états et deux grandes régions, à la consommation industrielle d'eau, mais surtout à l'irrigation agricole (de plus en plus importante dans le bassin versant, qui occasionne d'importants pompages).
4 barrages ont étés construites sur le Colorado, le plus ancien le Barrage Hoover, à été construit dans les années 1930. C'est la construction de ce barrage, puis celle du barrage de Glen Canyon, qui ont rendu possibles les miracles modernes du désert urbain. Du fait de l'importance capitale que revêt le Colorado pour le sud-ouest des États-Unis et le Mexique, ce fleuve est devenu l'un des plus régulés et des plus aménagés des États-Unis. Sept États (Arizona, Californie, Nevada, Colorado, Utah, Nouveau-Mexique et Wyoming) ainsi que le Mexique, tirent de ce puissant fleuve l'eau nécessaire à la vie. Chaque année, plus de 9 milliards de m3 d'eau sont attribués à l'Arizona, au Nevada et à la Californie, les États du Bassin inférieur. La part réservée à chacun des États du Bassin inférieur alimente en eau plus de 17 millions de personnes et quelque 500.000 ha de terres cultivées. Les usines hydroélectriques du fleuve fournissent en moyenne 12 milliards de Kwh d'électricité par an. Malgré l'ampleur du réseau du Colorado, le risque de pénurie est réel.





http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/developpement-durable/d/geopolitique-et-guerre-de-leau_622/c3/221/p7/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_Hoover


ceux qui vivaient sur la rivière




La rivière Colorado était synonyme de vie pour les indiens Cocopa, une tribu sur la zone frontalière entre l’Arizona et le Nouveau Mexique dans ce qui fut le delta du Colorado.
                 "Lorsque la rivière a disparu, nos vies et nos cultures ont disparut "disait en février 2011 leur chef Inocencia Gonzales.

Lorsque c'était une jeune squaw la vie était simple. Les étendues désertiques bordant son village était jadis des terres fertiles, parsemée de lacs de marécages abondamment irriguée par le puissant Colorado.
"Il y avait de l'eau partout et nous vivions de la pèche. Il y avait de gros poissons" se rappelle t'elle. Dans leur langue, cocopa signifie "ceux qui vivent sur la rivière". De nos jours le delta du Colorado s'est asséché et la rivière n'atteint plus la mer de Cortez dans le golfe de Californie : toute l'eau a été utilisée en amont. Derrière le village subsiste le Rio Hardy un mince filet d'eau constitué des eaux usée de l'agriculture. Certains continuent d'y pécher mais selon Inocencia (et d'autres...) c'est une source de maladies. Un traité signé en 1944 entre les États Unis et le Mexique donne aux américains le droit d'utiliser 90% de toute l'eau dans la rivière. A l'époque, des villes comme Phoenix, Palm Springs et Las Vegas n'en étaient qu'a leurs débuts et et les Mexicains pensaient que les limites de prélèvement ne seraient jamais atteintes. Lorsque l'histoire les détrompa les américains refusèrent de renégocier le traité.
Après avoir traversé la frontière (lourdement protégée) a Los Algodones l'eau restante est immédiatement déviée dans un canal alimentant en eau l'agriculture et les villes de Tijuana et mexicaines. L'eau ne s’écoule plus qu'en de rares occasions, après de fortes pluies, dans le lit originel de la rivière.

De nos jours les Cocopa vivent (mal) du tourisme, certains d'entre eux sont employés a la journée dans les champs. Inocencia est a la tête du musée de la culture Cocopa qui tient dans une pièce ou sont exposés quelques photos et vêtements. La pièce maitresse de l'exposition est un portait d'une femme indienne vendu a 200 pesos, soit un peu plus de 10 euro.

Sources

http://www.disputedwaters.com/tag/indians
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cocopa

la couleur de l'eau

                Quand on parle d'eau, les évidences cachent parfois des surprises ... L'eau, on dit que c'est  inodore, insipide et incolore, pourtant en 1995, Falkenberg a distingué l'eau verte de l'eau bleue. Explication :

                Appréhender l'eau en tan,t que ressource mondiale passe par l'établissement de concepts partagés par la communauté scientifique.
Dans cette perspective l'eau bleue est celle de hommes, des animaux, utilisée par les ingénieurs ; celle des rivières, lacs, nappes phréatiques.
L'eau verte quant a elle est celle disponible dans le sol pour la consommation des plantes. Bien sur il existe des échanges entre ces deux types d'eau via l’irrigation ou le drainage des sols mais la ressource en eau verte (dont on estime qu'elle est constituée par l’absorption de 60% des précipitations) est encore mal connue et sa place mal évaluée dans la production agricole mondiale de l'avis même des spécialistes.

  
            
   Ce ne sont pas là les seules couleurs que l'on prête aux eaux pour les distinguer, ainsi les eaux dites "grises" sont celles produites par les activités domestiques, à distinguer des eaux noires issues de l'usage industriel et plus hautement polluées par produits chimiques et contaminant biologiques toxiques. Cette distinction est opérée dans la mesure ou les eaux grises sont potentiellement réutilisables pour certains usages sans traitements. Une économie potentielle de 5 a 35% de consommation en eau potable dans le monde pourrait ainsi être réalisée selon plusieurs agences d’environnement.

sources :
 http://www.eaufrance.fr/spip.php?article448&page_site=le..
http://www.une-eau-pure.com/monde-de-l-eau/l-eau-grise-cest-quoi.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Empreinte_eau