mercredi 9 mai 2012

de l'eau pour nourir le monde

Trouver assez d'eau pour irriguer les cultures et nourrir une population en constante augmentation suscite des préoccupations. D'ici l'an 2030, plus de 8 milliards d'êtres humains peupleront la planète, ce qui créera des besoins de nourriture supérieurs de 60 pour cent à ceux d'aujourd'hui. Et l'agriculture étant le principal utilisateur d'eau, accroître la production agricole équivaut à puiser de plus en plus dans nos disponibilités limitées et déjà mises à rude épreuve.
Il faut un litre d'eau pour produire une calorie de produits alimentaires, ce qui représente des milliers de litres par personne et par jour. L'eau nécessaire pour produire notre nourriture représente environ 70 fois le volume que nous utilisons pour boire, nous laver et faire la lessive. La demande alimentaire mondiale devant doubler d'ici quarante ans, le volume d'eau nécessaire pour assurer la sécurité alimentaire de la population mondiale va également doubler.
Dans les pays en développement, la « sécurité alimentaire pour tous » exige de créer des possibilités de progrès pour les pauvres. L'accent doit être mis sur les initiatives permettant aux pauvres de produire des aliments et d'en retirer un revenu. On citera notamment l'irrigation goutte à goutte, la collecte des eaux de pluie et les installations d'eau à usages multiples, qui permettent aux populations de disposer d'eau potable et de se laver, d'arroser les potagers, d'élever du bétail et de développer des activités manufacturières à petite échelle.
 
Le saviez vous?
L'agriculture Israélienne est en pointe dans le domaine de l’irrigation a l'eau saumâtre.  De ce point de vue, Israël se présente comme un laboratoire. Là-bas, on s'intéresse notamment aux gènes susceptibles de permettre aux plantes de résister à la salinité. « L'orge peut tolérer l'eau de mer, la tomate accepte bien l'eau saumâtre, mais le soja beaucoup moins », indique le chercheur Sammy Boussiba. L'espoir, dit-il, est de pouvoir généraliser l'irrigation à l'eau salée.Ce qui est un atout indéniable quand on possède tous ses territoires agricoles dans le désert du Néguev et que les seules sources d'eau utilisables sont celle des mers et de nappes phréatiques saumâtres.C'est ce qui lui permet aujourd'hui d’être en avance dans productions maraîchères en milieu semi-aride ou désertique. Et Il n'importe aujourd'hui que peu de produits frais et exporte, outre les tomates, des poivrons, avocats, mangues, kakis, agrumes, plantes aromatiques, fleurs… Principalement vers l'Europe.
 
Sources 
http://hgc.ac-creteil.fr/spip/De-l-eau-pour-nourrir-les-hommes
 http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/article/2011/08/20110810101736x0.8173596.html#axzz1uPXjWNYn

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