
Le Nil traverse 9 pays différents au nord est de l’Afrique ; le Nil bleu trouve sa source en Éthiopie et rejoint le Nil blanc à Khartoum la capitale du Soudan. De là, il traverse la frontière vers le nord de l’Égypte. Le Nil blanc traverse le Burundi, le Rwanda, la république démocratique du Congo, l’Ouganda, le Kenya avant de rejoindre le Soudan. Les tensions entre l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan sont particulièrement fortes car, en raison d'un ancien accord colonial, l’Éthiopie n'est pas autorisée à utiliser cette eau.
Le pacte de 1929 sur le partage des eaux du Nil entre Égypte et la Grande Bretagne - qui représentait l’Ouganda, le Kenya, la Tanganyika (actuelle Tanzanie) et le Soudan attribuait 48 milliards de mètres cubes d’eau par an à l'Égypte, comme un droit lui étant acquis, et 4 milliards de mètres cubes d’eau par an au Soudan. Ces attributions respectives ont par la suite été accrues, jusqu’à atteindre 55.5 milliards de mètres cubes pour l’Egypte et 18 pour le Soudan, suite à un accord bilatéral entre ces deux pays ayant conduit à la construction du barrage d’Aswan. Le pacte sur les eaux du Nil a été conclu avant l’indépendance des pays du Bassin du Nil, Éthiopie mise à part.
Le pacte décrétait qu’aucune construction susceptible de
réduire l’arrivée d’eau en Égypte ne serait entreprise sur le Nil, ses
affluents ou le bassin du Lac. L’accord permettait en outre à l'Égypte "d’inspecter et d’enquêter " sur toute la longueur du Nil jusqu’aux
sources éloignées de ses affluents dans le Bassin. L'Égypte considère toute modification de l’accord comme un danger
stratégique, et à plusieurs fois menacé de recourir à tous les moyens à
sa disposition pour empêcher les infractions. Les autres pays d’Afrique
appartenant au Bassin du Nil considèrent le pacte comme un vestige de
l’époque coloniale, qui n’est plus représentatif des besoins et des
aspirations des pays, et qui devrait en conséquence être annulé.
Sources
http://geopolitique2010.over-blog.com/article-le-nil-et-l-egypte-47961921.html
http://aujourdhuilemonde.blogspot.fr/2010/06/sur-la-gestion-du-nil-legypte-devra.html
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